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Emily Loizeau

Emily Loizeau

May 13th 2017 @ Le Carré Magique

Lannion, France
I Was There
Saturday, May 13th, 2017
7:00 PM
Le Carré Magique
Lannion, France
Onirique et sauvage, l’univers d’Emily Loizeau, chanteuse et pianiste franco- britannique, est une tapisserie dont les motifs se souviennent de Kurt Weill et de Lou Reed, si ostensiblement qu’elle vient de rendre au créateur du Velvet Underground un hommage remarqué à la Philharmonie de Paris. Épaulée par des instrumentistes d’exception, elle transporte sur scène son dernier album. Mona est un récit autobiographique, narrant délicatement l’histoire de sa mère. Une traversée océanique menacée par les orages et le chavirement.

Cette voix envoûtante, gorgée de mélancolie, fait l’effet du whisky, du bon, du fort selon les mots du romancier Philippe Jaenada, l’un de ses plus grands fans. Une douce ivresse savoureusement affermie par les arrangements d’Olivier Koundouno, bassiste et violoncelliste sans commune mesure, que l’on retrouve parfois aux côtés d’Hugh Coltman ou de Stephan Eicher. Le style vocal d’Emily Loizeau est sans doute aussi grisant que magnétique, si l’on tient compte des personnalités qui recherchent sa compagnie depuis plusieurs années, d’Andrew Bird à Rosemary Standley du groupe Moriarty, de Camille à Mathias Malzieu, ce dernier ayant déclaré qu’elle pourrait être la fille de Barbara et de Tom Waits. En vérité, elle n’est autre que la fille de sa mère, dont elle évoque l’histoire derrière la figure de Mona, étrangement née à 73 ans. La » fillette » est diagnostiquée psychotique et propulsée dans l’univers de la psychiatrie. On ne sait où la placer et elle aboutit dans une maison de retraite. Nourri de détails réels et imaginaires, ce récit épineux est l’occasion pour la chanteuse de rendre hommage à une mère aimée, avec tendresse et humour. Plus qu’un concert, Emily Loizeau propose un théâtre de gestes à propos de la folie, de la vieillesse et de la mort et une échappée belle menant à des lueurs, ainsi que le suggère l’un de ses titres : « L’amour nous emportera un jour, peut-être ce soir ».