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Nacho Duato

Apr 4th 2017 @ ESPACE MALRAUX

Chambéry, France
I Was There
Tuesday, April 4th, 2017
7:30 PM
ESPACE MALRAUX
Chambéry, France
Les premières pièces d’Édouard Lock évoquent l’univers de la bande dessinée, selon les critiques des quotidiens montréalais, qui soulignent l’urbanité de son style5. Ses chorégraphies sont marquées par des mouvements saccadés et restreints dans l’espace et son style commence à se définir avec la pièce Human Sex mêlant une grande énergie d'exécution et une précision dans le geste. Il intègre la danse, le sport, le rock et le cinéma. Dans New Demons, le film reprend un élément de la danse et projette un corps en chute continuelle. Dans Infante, c’est destroy, le travail cinématographique évolue vers une analyse plus symbolique.

En 1988, Édouard Lock utilise pour la première fois de sa carrière le vocabulaire de la danse classique dans le cadre d’une commande pour le Ballet national de Hollande. Jusqu’en 1998, Édouard Lock poursuit son travail avec la danseuse Louise Lecavalier, réputée pour ses sauts vrillés à l’horizontale. La performance purement athlétique s'atténue vers un langage chorégraphique faisant plus appel à l'expressivité et la sensualité tout en continuant à travailler sur l'extrême rapidité des tempos. Depuis 2001, il fait appel à des danseurs de formation classique qu'il soumet à un entraînement sportif.

L’altération du ballet, l’alliage des trames chorégraphiques, musicales et filmiques, de même que les multiples changements d’éclairage créent un sens de la distorsion dans la perception du corps. L’ambiguïté sexuelle traverse les pièces d’Édouard Lock. Déjà, dans Human Sex, il inverse les rôles ; la danseuse soulève son partenaire. Louise Lecavalier, avec son corps androgyne, porte un tutu et une fausse moustache. D'un manière générale, le style d'Édouard Lock est avant tout fondé depuis le milieu des années 1980 par le travail sur pointes de ses interprètes féminines (puis masculins depuis Amelia et Amjad) qui réalisent des pirouettes extrêmement rapides sous l'impulsion des danseurs et empruntent aux différentes figures du vocabulaire de la danse classique. Selon Philippe Noisette, il « impose une langue dansée qui revivifie le pas de deux»