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Carlotta Ikeda

Feb 9th 2017 @ Salle Gaston Couté

Châteauroux, Francia
I Was There
Thursday, February 9th, 2017
8:00 PM
Salle Gaston Couté
Châteauroux, Francia
« Un jour ou l’autre, tous les enfants ont dansé. Beaucoup ne s’en souviennent pas. Sanae Ikeda est née à Fukui, un village en bordure de la mer du Japon : « je me promenais dans la campagne et je m’enivrais des odeurs d’herbes, des nuances de l’atmosphère tout en dansant ». La danse qui s’apprend est venue bien plus tard, à Tokyo. « Pousse de riz » (Sanae) avait dix-neuf ans lorsqu’elle a franchi la première porte d’un « cours de danse ». Mais au Japon naissait alors le Butô, cette « danse des ténèbres » inventée par Tatsumi Hijikata, ange et démon qui allait proclamer,en 1968, la révolte de la chair. « J’étais à l’université de Tokyo, j’avais appris la danse, travaillé la technique classique, qui reste la base pour connaître son corps, mais je me trouvais devant un mur. En voyant Hijikata dans les années 1970, j’ai su que j’avais la solution pour traverser le mur », confie celle qui est devenue Carlotta Ikeda, se choisissant comme second prénom, celui de Carlotta Grisi, célèbre danseuse de la fin du XIXe siècle. Y aurait-il, par-delà les différences de culture et les époques, en surplomb de styles aussi opposés que peuvent l’être ceux du ballet romantique et du Butô, un certain absolu de la danse ? Il faut le croire… Les premiers spectacles de Tatsumi Hijikata étaient inspirés par des textes de Genêt, Lautréamont, le Marquis de Sade… Autant dire que le Butô est né dans une odeur de soufre. Ce « théâtre de la révulsion, de la convulsion, de la répulsion », que tourmentent « des corps recroquevillés, larvaires, tordus, électriques, immobiles » (selon les mots de Jean Baudrillard), aura été le laboratoire contestataire, volontairement marginal, d’une société japonaise en pleine mutation, marquée par la seconde guerre mondiale et la terrible secousse de Hiroshima. Comme d’autres jeunes gens de sa génération, Carlotta Ikeda y a jeté son corps dans la bataille.
Lire la suite sur le site officiel : http://ariadone.fr/ikeda