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Communion
Nov 17th 2017 @ Cinémathèque québécoise
Montreal, Canada
I Was There
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Friday, November 17th, 2017
3:00 PM
Dès sa première présentation publique, le Cinématographe, puis le cinéma, a été associé à la notion de spectaculaire. Tout au long de son histoire, il a déployé une multitude de mécanismes et de techniques afin d’émerveiller son public.

Mais avant même de séduire le spectateur à l’aide de divers moyens, l’image animée était déjà un objet de fascination. Qu’il s’agisse des vues des frères Lumière, des bandes d’actualités reconstituées de Thomas Edison ou des fantasmagories de George Méliès, le pouvoir photogénique de l’image réside dans cette qualité propre à la photographie de dédoubler le réel. Fixé sur pellicule, le réel est immédiatement transcendé, il acquiert de nouvelles propriétés, il est magique. Ce qui était banal devient unique, fantastique, spécial.

Les créateurs se sont rapidement saisis de ce paradoxe pour transformer le Cinématographe en cinéma. Ils ont créé un langage et des techniques puisant directement dans ce jeu entre la réalité et notre perception de celle-ci. Ils ont mis en place une nouvelle réalité purement cinématographique : changements d’échelles de plan, surimpressions, fondus, montage, arrêts de caméra, trucages… De la magie de l’image, ils ont investi le champ de la magie dans l’image.

La pratique des effets spéciaux s’inscrit directement dans la création de cette réalité proprement filmique. D’une part, elle permet aux créateurs de plier le réel à leurs exigences, besoins et contraintes; qu’ils soient d’ordre temporel, physique, géographique, spatial ou esthétique. Par exemple, il est possible de modifier la taille d’un lieu ou bien de recréer des situations dangereuses (explosions, etc.). D’autre part, elle rend possible l’impossible : la création de situations, de mondes ou de créatures qui n’existent pas dans la réalité. C’est le cas des nombreux monstres qui peuplent les genres de la science-fiction et de l’horreur.