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Saturday, October 21st, 2017
8:30 PM
Viripaev prend une histoire simple, apparemment, celle d’un homme, qui, sur son lit de mort, déclare à sa femme tout l’amour que celle-ci lui a permis d’éprouver. En cet instant, il sait que le véritable amour ne peut être que réciproque. Mais la succession des récits vient voiler, peu à peu, la clarté de cette évidence. L’acte de théâtre semble de prime abord se résumer au simple fait de venir raconter, mais l’amour peut-il se raconter ? Peut-il être UNE histoire ? Des quatre jeunes qui viennent ici transmettre et rejouer l’histoire de deux couples âgés, on ne saura rien… Ce qu’ils racontent est dans le passé, mais ces paroles intimes, tendres et cruelles, adressées avant de mourir à la compagne ou au compagnon d’une vie, peuvent aussi s’entendre comme le futur de ces jeunes êtres. Et si notre condition, jusqu’à notre dernier souffle, était de toujours avoir affaire à l’illusion ? Vertigineux quatuor qui nous fait appréhender, souvent avec humour, les méandres de confidences où les certitudes s’effacent… Opportunité aussi, pour le metteur en scène et son équipe, de revenir sur ce qui leur tient à cœur : dire le monde avec délicatesse, dans une certaine détente et affection. Ce quadragénaire russe, dont on retrouve les pièces à l’affiche de nombreuses scènes européennes est, pour Olivier Maurin, un écrivain providentiel.