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Wednesday, April 25th, 2018
8:30 PM
Programme post-romantique à la sensualité vénéneuse, dominé par la flamboyance émotionnelle de La Nuit transfigurée. Chef-d’œuvre d’une beauté luxuriante, la Symphonie lyrique s’appuie sur des poè...

Programme post-romantique à la sensualité vénéneuse, dominé par la flamboyance émotionnelle de La Nuit transfigurée. Chef-d’œuvre d’une beauté luxuriante, la Symphonie lyrique s’appuie sur des poèmes de Tagore.

Les deux compositeurs étaient liés à plus d’un titre : Schoenberg a écrit La Nuit transfigurée, une variation sur le thème de l’amour impossible, pour sa future femme Mathilde, la sœur de Zemlinsky. La sublime mise en musique des vers de Richard Dehmel, Maiblumen blühten überall (Le Muguet fleurissait partout) pour soprano et sextuor à cordes, libère la même sensualité capiteuse et offre un reflet saisissant au drame amer de La Nuit transfigurée, comme si ces deux œuvres basées sur des vers du même auteur entretenaient des liens secrets. Dans l’ombre de Mahler, à mi-chemin entre Strauss et la Seconde École de Vienne, l’œuvre de Zemlinsky se signale par la magnificence de son orchestration. Sa Symphonie lyrique (1922) sur des poèmes Rabindranath Tagore (prix Nobel en 1913) chante les passions et symbolise l’amour maudit.

Lieu : Grande salle Pierre Boulez - Philharmonie