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Thursday, December 7th, 2017
8:30 PM
Dans ses Mémoires interrompus (Ed Fayard 1998), publiées posthume, Barbara a seulement entrouvert le récit de ce que fut son apport si personnel à la lutte contre le sida. L’occasion m’est ici don...

Dans ses Mémoires interrompus (Ed Fayard 1998), publiées posthume, Barbara a seulement entrouvert le récit de ce que fut son apport si personnel à la lutte contre le sida. L’occasion m’est ici donnée de revenir sur une rencontre et un engagement hors normes de la grande dame brune aux prises avec un autre mal de vivre. De Novembre 1988, date de l’interview dans Libération, en passant pas Sidamour à mort, les visites dans les services hospitaliers accueillant les malades du sida, les concerts/information dans les prisons, la ligne téléphonique dédiée, les préservatifs dans les concerts... jusqu’à sa mort brutale le 24 novembre 1997. Avec deux obsessions bien à elle : "Suis-je crédible quand je parle du sida ?" Et vigiler de ne pas être racontée dans la presse.

Clémentine Deroudille a conçu l’exposition « Brassens ou la liberté » à la Cité de la Musique à Paris en 2011 et son catalogue aux éditions Dargaud aux côtés du dessinateur Joann Sfar. Elle a suivi une formation d’historienne de l’art pour ensuite se diriger vers le documentaire radiophonique et télévisuel. Passionnée d’archives sonores, elle a réalisé de nombreux parcours sonore d’expositions. Directrice littéraire, elle s’est chargée de plusieurs ouvrages et dirige une collection de livres disques « La voix au chapitre » aux éditions Textuel/INA/France Culture. Elle a écrit un livre sur Jacques Higelin aux éditions Textuel avec la photographe Laurence Leblanc. Après un passage au magazine Télérama en 2011 où elle a chroniqué les concerts pour le supplément Sortir et dirigé un hors série sur Charles Aznavour, elle a signé avec François Morel un livre sur Raymond Devos aux éditions du Cherche Midi et a repris à la rentrée 2012 ses activités de commissariat d’expositions, d’auteur et monte régulièrement des lectures musicales (notamment pour Le Marathon des Mots, les Correspondances de Manosque et la Philharmonie de Paris). En 2015, elle a réalisé un film sur son grand-père, « Robert Doisneau, le révolté du merveilleux » diffusé à l’automne 2016 sur Arte.

Gilles Pialoux est Professeur des Universités (Université Paris VI) et Médecin des Hôpitaux dans le domaine des Maladies Infectieuses & Tropicales et des hépatites à l’Hôpital Tenon (APHP). Il a débuté sa carrière dans la lutte contre le VIH par une première rencontre avec un malade en 1983, ce qu'il a, entre autres, raconté dans un ouvrage à deux mains et deux regards paru en 2012 : « Sida 2.0 : Regards croisés sur 30 ans d’une pandémie...et demain ? » signé avec Didier Lestrade aux Editions FLEUVE NOIR. Auteur de plus de 300 articles scientifiques et coordinateur de plusieurs ouvrages didactiques sur le sida parus aux Editions Doin, il a participé à deux rapports Ministériels : le Rapport « Mission Montagnier » sur le Sida (1993) sous l’autorité de Mme Simone Veil alors Ministre de la santé et, plus récemment avec France LERT le « Rapport sur la Réduction des Risques Sexuels VIH » remis à Madame Roselyne Bachelot (Décembre 2009). · C’est en tant que journaliste médical à LIBERATION, au cours de son Internat (Carte de Presse de 1990 N° 62232), de 1984 à 1989, qu'il a rencontré Barbara pour une interview à Libération qui allait scellé son engagement dans la lutte contre le sida et son action au sein des prisons (Novembre 1988). Tout comme le début d’une amitié jusqu’à ce jour de Novembre 1997 où la grande Dame en noir a confondu mourir et dormir. · Gilles Pialoux est également rédacteur-en-Chef de www.vih.org depuis 1991.

TOUT PUBLIC
Intemporelle… et tellement actuelle ! Vingt ans après sa disparition, Barbara reste d’une troublante modernité. Dans son œuvre, ses engagements, son rapport au métier et au public, aux hommes et à l’amour, elle a défriché bien des chemins, et imposé un modèle d’une pertinence intacte. Voilà d’ailleurs pourquoi tant de jeunes artistes s’en réclament. Tout chez elle illustre son immense liberté d’action, de création et de pensée. Ce cycle de conférences nous le démontrera, à travers divers aspects, souvent inattendus, de sa personnalité et de son parcours de « femme qui chante ».

Lieu : Salle de conférence - Philharmonie