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Thursday, April 12th, 2018
8:30 PM
Nicholas Angelich Y a-t-il un répertoire où n’excelle pas le plus français des pianistes américains ? Baroque avec les variations Goldberg, classique avec Beethoven, romantique avec Brahms, contemporain avec Messiaen, Boulez ou Pierre Henry, il affûte son insatiable curiosité pour la musique et les compositeurs. Le programme de ce récital ressemble au parcours haletant de Nicholas Angelich. Est-ce le déracinement de son adolescence qui le pousse à parcourir le répertoire et la planète, comme s’il fuyait la répétition, la routine ? La pièce pour violon de Bach transposée par le célèbre Busoni est à elle seule un voyage dans le temps, presque deux siècles séparent les deux compositeurs. Avec la sonate de Beethoven, Nicholas Angelich exprime tous les registres de son jeu, la puissance et la légèreté. Le grand romantisme d’une fantaisie de Brahms et le pianiste retrouve celui qu’il a le plus enregistré. Enfin, Prokoviev dans un tout autre registre, très expressif, où l’abstraction fait de furtives apparitions. Une traversée fantastique.