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Thursday, March 8th, 2018
5:30 PM
Dans un jardin, plus on s'attarde à saisir, interpréter, entretenir, délimiter et contrôler l'esprit d'une chose qui nous échappe et nous surprend, plus la distinction entre l'acte de cultiver et l'objet cultivé devient floue. Le jardin constitue un espace dans lequel diverses énergies et intentions sont à l’œuvre et où les activités humaines et non humaines, y compris celles des organismes, des produits chimiques, des déchets et du climat, sont profondément enchevêtrées et confondues. Si bien que les plantes et les gens y sont transformés et pour ainsi dire, « cultivés réciproquement ». En ce sens, Leyla Majeri appréhende le jardin comme un site performatif, là où les fantasmes envers et venant de la nature, prennent forme et se dissipent. Son projet « Don't Blame Us If We Get Playful » est un discours à la fois sensible et hautement fantaisiste reflétant la complexité et l’ambiguïté de nos rapports à « l’autre ». Ici, le résidu des idéologies opposant nature et culture sert de substrat, telles des ruines, pour imaginer de nouveaux jardins, des paysages dissidents, des jardins contre l’Éden.

Finissante de la maîtrise en arts visuels et médiatiques, UQAM.

Vernissage : 9 mars 2018 à 17 h 30.