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Tuesday, April 17th, 2018
9:00 PM
Hors du temps, hors des normes, hors des étiquettes, Pigalle avec François Hadji-Lazaro revient dans les bacs et sur les routes. Pigalle, dans les rayons et les salles de concert de 1985 à 1999, était réapparu (après trois albums solos de FHL) en 2008, avec « Neuf § occasion », puis en 2010 « Des espoirs » avec deux tournées conséquentes de plus de 100 dates chacune. Il fut alors temps de s’adresser à la génération des « Kikis », d’où la confection d’un livre/disque pour les enfants « Ma Tata, mon pingouin, Gérard et les autres » chez Milan/Bayard, qui engendra une tournée fleuves de deux ans pour les petits z’et petites. Il fallait laisser grandir les bouts d’choux et retourner au monde adulte. Ce sera à partir février 2014 avec l’album « T’inquiète » et sa grosse tournée. Puis, retour pour les culottes courtes avec autre livre/disque : « Pouët » (Milan/Bayard) et autre tournée de deux ans pour les petits de 130 dates jusqu’à fin 2017. Mais que voici, que voilà …un nouvel album avec tournée sans limites. Dans ce disque se croise toujours, dans les textes, les univers si particuliers de Pigalle, des personnages et des situations hyper réalistes qui croisent des scénarios décalés où l’absurde est roi. Donc, la quotidienneté, la société, l’amour comme pansement. Mais aussi des décalages irréels, des clins d’œil, de l’humour. Des atmosphères prenantes dès les premiers mots des morceaux. La musique, aussi, repart sans casier, pas de limite de style, pas de limite d’époque. Certains instruments bien « rock » côtoient ceux du monde entier avec encore de nouveaux objets sonores, sans peur de mélanger un cromorne baroque avec des samples synthétiques. Chaque morceau a son propre paysage musical et les arrangements adaptés à chaque ambiance. Cette démarche de Pigalle a réussi à fidéliser un public curieux et attentif. Public qui s’étale du presque papy (qui était déjà « public » au début du groupe), au jeune frère du premier (la trentaine frémissante), jusqu’à la fille ou fils, adolescent maintenant (bercé tout « piti » aux grincements du groupe). De fait, encore une fois, Pigalle se glisse, dans toutes sortes de bacs chez les disquaires, dans toutes sortes de salles ou dans toutes sortes de festivals. Le fait est, que Pigalle titille tous les types d’oreilles, de tous âges. Certaines se tendent plus sur les textes, d’autres, les instruments et les styles si divers, ou les mélanges électriques, acoustiques, informatiques. Et aussi, en concert, Pigalle arrive à mettre son univers aussi bien dans une salle très culturelle que dans un bastion rock et s’intègre, de fait, à toutes catégories de festivals, du plus intello au plus festif, où aussi, la douzaine d’instruments joué par François sur scène diversifie les ambiances (Vielle à roue, banjo, pipa chinoise, cornemuse, accordéons divers, guitare portugaise ,oud, clarinette, etc….) soutenus par les vagues musicales de Benoit (basse), Gaël (guitare), Christophe (batterie) et aussi, des « samplings » tortueux. Pigalle parle « vrai » en disque, joue « vrai » sur scène et cela apporte un courant véritable avec le public Mettons les oreillettes, les bottes en plastique et partons pour une Ballade en Mélancolie.