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Friday, February 9th, 2018
8:00 PM
Marcos Morau a ramené la danse espagnole sur le devant de la scène : chacune des pièces de sa compagnie La Veronal provoque une onde de plaisir partagée par le public. La surprise est une fois de plus au rendez-vous avec Siena.

La movida est peut-être passée de mode à Barcelone, mais La Veronal – qui y a ses quartiers – continue à sortir du rang avec sa danse croisant performance et ballet, modernité et histoire. Marcos Morau n’a pas son pareil pour surprendre. Siena ne devrait pas déroger à la règle. Dans un décor de salle de musée hyper réaliste, une femme se plonge dans la contemplation d’un tableau. Un homme l’observe. Le public voit les deux. S’ensuivent des questions sur l’art et sa représentation, sur le corps humain et ses projections. Sur le plateau, la gestuelle oscille entre ensembles de danseurs à l’unisson et miniatures en mouvement. Morau tire un fil qui va de La Vénus d’Urbino du Titien au cinéma de David Lynch. Un labyrinthe de sensations dansées qui emporte le spectateur au-delà du miroir. Siena est un tableau vivant.