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Thursday, November 30th, 2017
8:00 PM
15 RSVPs
On n’avait pas vu pareil envol depuis longtemps. Victorieuse aux Inouïs du Printemps de Bourges, lauréate du Fair, chargée par les Transmusicales de Rennes de leur création annuelle…. Fishbach est partout, et partout elle trouble. Dans une époque où la pop s’acharne à être sage et droite, elle ose le bizarre, la diagonale, la torsion mais sans jamais perdre de vue les évidences de la séduction mélodique ou la clarté des sentiments. Révélée il y a tout juste un an avec l’intense single Mortel, cette jeune chanteuse impose d’emblée un chant particulier, à la fois surprenant et familier. On croit parfois au retour du slow rétro-futuriste, à des rêveries 80s. Mais avec son premier album, Fishbach fait exploser un talent hors norme, qu’il est impossible d’associer à une tendance. Ses sortilèges n’appartiennent qu’à elle et suscitent d’étranges sensations. Peut-être parce qu’elle n’affectionne rien de plus que la limite : « Je ne sais pas ce qui est le bon et le mauvais goût, avoue-t-elle. J’aime être à la limite dans la justesse de la voix, dans les sons de synthé, dans le sens des textes ». Elle sait d’ailleurs que certains choix de production susciteront des frissons d’aise chez certains et en surprendront d’autres : « Quand j’ai commencé à faire de la musique sur mon iPad, les seuls sons de clavier disponibles étaient stridents, frontaux, sur le fil. » Alors, au sortir de sa première expérience de groupe – un duo punk –, elle a décidé de creuser cette direction, un chemin autarcique et têtu dans lequel elle prend à rebrousse-poil les bienséances et les clichés.